mercredi 18 mai 2011

L.A Noir

Grâce à l'opération Masse Critique de Babélio du mois d'Avril, j'ai pu découvrir ce livre de Tom Epperson et, par la même occasion, lire un de mes premiers polars...

"Après un terrible accident, vous avez perdu la mémoire. Vous ne savez plus qui vous êtes. Vous vous rappelez juste votre nom, Danny Landon, et que vous avez de (très) mauvaises fréquentations. Votre boss, par exemple, Bud Seitz, un ponte de la mafia. Comme vos amis, des criminels impitoyables. Selon la rumeur, vous avez aussi un net penchant pour la violence.
Vous n'êtes plus sûr de rien, sauf de votre attirance pour Darla, la copine de votre boss...
Tout cela risque de mal finir, non? "
Editions du Livre de Poche.

Dans L.A Noir, la première chose qui vous prend, vous emmène et vous marque, c'est l'ambiance.
Une ambiance sombre, mafieuse, alcoolisée, et parfois violente.
Un savant mélange, oui, avec des personnages que l'on peut trouver dans Le Parrain ou Les Affranchis, évoluant dans des plans dignes du Dahlia Noir. Grâce à de nombreuses références de l'époque (le récit est vraiment bien documenté) et à une écriture de qualité, Tom Epperson nous plonge littéralement dans ce Los.Angeles noir, à l'atmosphère lourde et parfois sanglante...
Celui qui nous fait traverser ces rues et découvrir la ville, c'est Danny, l'homme qui a perdu la mémoire. Grâce à l'emploi, ici, de la première personne du singulier, nous suivons ses pas.
Des pas hésitants et lourds de questionnements sur son passé...
Danny cherche à savoir.
Pourquoi est-il ici?
Qui lui dit la vérité?
Qui ment?
Pourquoi Bud, le parrain, est-il si compréhensif avec lui, alors qu'il ne daigne jamais tirer quelques balles dans la tête de ses compères...Alors qu'il ne daigne jamais tuer...
Quelle est cette cicatrice, sur son crâne?
...
Danny est très bien travaillé, très bien pensé. On le sent toujours distant, en recul, fatigué, pas à sa place...
Les autres personnages sont, eux aussi, complets et intéressants.
D'un côté, il y a Bud et ses hommes, que l'on ne voit qu'à travers la haine, la peur ou le mépris.
Et il y les autres, ceux qui ne font pas partie de ce milieu... Des souffles d'air dans lesquels Danny s'abreuve.
Et il y a Darla...
LA fille.
Celle qui semble au centre de toutes choses.
Et nulle part en même temps.
Une diva déchue.
Une femme blessée.
Blessante.
Son personnage est beau, prenant, tendre et humain et, à la fois, cruelle et agaçant...
Elle fascine et répugne...
Déçoit aussi, parfois.
...
Oui, les personnages et l'ambiance sont là, bien présents... Mais cela ne suffit pas, malheureusement, à faire un livre policier... Pour ça, il faut une intrigue, une histoire...
Et c'est là que le bas blesse.

Cela semblait bien parti, pourtant.
L'intrigue sur le passé de Danny était un bon départ.
Mais jamais, l'histoire ne part, ni ne s'emballe.
Nous ne trouvons de rythme que dans les 100 dernières pages, et celui-ci n'est haletant.
L'intrigue n'en est pas vraiment une : il n'y a pas réellement d'enquête, et les questionnements sur le passé de Danny semblent trop vite élucidées...
Finalement, je n'ai pas eu l'impression de lire un roman policier, mais plutôt de la littérature contemporaine, qui se baserait davantage sur la psychologie de ses personnes, que sur une intrigue principale.
...
Déçue, donc, par cette absence de repères policiers, je ne trouve pas pour autant cette lecture inutile...
Plutôt mal classée, à vrai dire !
...
A vous de faire votre choix, donc ;)

Merci à Babélio ainsi qu'aux Editions du Livre de Poche pour cette découverte ;)








Infos Pratiques : 
Le Livre sur le Site des Editions Le Livre de Poche
Le site de l'auteur
Le premier chapitre du livre. (VO)

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