jeudi 22 août 2013

Ces derniers temps...

*ou le rendez-vous aléatoire* 


De belles pages tournées : 

- En Alaska contemporaine avec Désolations de David Vann

Voilà quelques mois (années?) que ce livre trône dans ma bibliothèque, beau et froid dans sa couverture bleue, mais jamais, encore, je n'avais eu envie de l'ouvrir.
C'est en plein été, et en vacances, que Désolations m'a fait envie... Allez comprendre.
J'ai aimé la plume de David Vann, tellement à même de décrire les froides entendues de l'Alaska, et les sentiments, justes et retenus, de ses personnages.
Désolations n'est pas seulement l'histoire d'un couple usé, mais celle de la famille, des difficultés à s'en défaire, des drames qu'elle nous oblige à traverser, à méditer et à ne pas reproduire...

Voilà un mois que j'ai refermé Désolations, et il m'arrive encore d'y repenser... Pas si facile que ça de passer à autre chose.





- En Amérique raciste des années 40-50 avec Home de Toni Morrison

Je n'avais pas forcément eu très envie de le lire lors de sa sortie, à la rentrée littéraire dernière, et c'est à l'ombre d'un poirier du Cantal que j'ai découvert  l'écrivaine Toni Morrison en même temps que son nouvel ouvrage.
Certains assidus de la dame diront que ce n'est pas son meilleur roman, loin de là, et qu'il ne donne pas forcément la meilleure image de son auteure...
Et pourtant, en quelques 150 pages, Toni Morisson parvient à nous emmener sur les pas de Frank Money, sinuant les routes d'une Amérique âpre en pleine ségrégation,  à la recherche de sa soeur.
Histoire, Famille, Amitié, Guerre, Pauvreté... 
Tout ça en 150 pages ?
Mais alors qu'est capable de faire Toni Morrison en 400 pages?
Home était donc parfait pour une entrée en matière !









Un film coup de cœur

Un Thé au Sahara, de Bernado Bertolucci.
J'ai douté de ce film jusqu'à sa quinzième minute, pensant qu'il ne s'agissait là que d'une banale histoire d'amour, et trouvant les jeux d'acteurs un brin surjoués.
Mais je me suis ensuite laissée embarquer, poussée par le vent chaud du désert, par la beauté des plans de Bertolucci (Le dernier Empereur, Little Buddha etc.), par une Debra Winger sublime nous dévoilant sa palette,  et un John Malkovitch tout en fougueuse jeunesse !
Mon souffle s'est coupé face à ces espaces ensablés, et mes tympans ont vibré au rythme d'une bande son parfaite...

Un film auquel on repense, et que l'on a envie de revoir.
Coup de cœur !







Un son, un moment : 

- Patti Smith en concert aux Nuits de Fourvière de Lyon...

Imaginez un ciel orageux, un site greco-romain au coeur de Lyon et une star du Rock qui monte sur scène...
Imaginez-la tranquille, bonnet sur la tête et boots aux pieds, un sourire franc aux lèvres d'être là.
Imaginez "Because the night" repris en choeur par 4500 spectateurs, et faisant vibrer cette pierre millénaire, ou « Pissing in a River » faisant couler quelques larmes sur vos joues...

Un moment.
Comme ça, qui fait du bien.
Patti Smith, à Fourvière, nous a donné ça... 






Je pourrais vous parler de La Dombe, magnifique, d'un festival Eccaussystème orageux mais tellement drôle, de moments de paix dans le Cantal, de Chaussures rouges à (très) hauts talons, de Vin, de Viande (barbecues cantaliens ^^) et de fromage, d'Amis et de Famille, encore et toujours...
Mais j'en resterais là, en vous souhaitant de belles vacances si ce n'est pas déjà fait, et une bonne reprise pour les autres :)




2 commentaires:

  1. J'ai eu la même réaction pour Désolations. J'y ai repensé plusieurs jours après.

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    1. Oui, on ne s'en doute pas forcément au départ, mais elle marque cette histoire...

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